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	<title>Twistorama - Le blog de Thomas Lecourbe &#187; Critique</title>
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	<description>Le blog de Thomas Lecourbe</description>
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		<title>Avatar : une histoire bien-pensante de Schtroumpfs géants</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Dec 2009 13:21:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Qu&#8217;on se le dise, on entend pas assez de flutes traversières. Heureusement, tous les 11 ans, James Cameron nous inflige une piqure de rappel. Onze ans après Titanic, son histoire d&#8217;amour cucu qui hante encore notre quotidien et un &#171;&#160;Tu sautes, je saute&#160;&#187; qui est entré dans le langage courant, le réalisateur a livré cette semaine son nouveau phénomène.
Le principal attrait d&#8217; &#171;&#160;Avatar&#160;&#187; est sa réalisation, ses images léchées au pixel près et la beauté de l&#8217;image. Le second attrait est qu&#8217;il ne faut pas y aller seul, car voir ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.twistorama.fr/wp-content/uploads/2009/12/avatar_poster.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-960" title="Avatar" src="http://www.twistorama.fr/wp-content/uploads/2009/12/avatar_poster-300x233.jpg" alt="Avatar" width="250" height="194" /></a>Qu&#8217;on se le dise, on entend pas assez de flutes traversières. Heureusement, tous les 11 ans, James Cameron nous inflige une piqure de rappel. Onze ans après Titanic, son histoire d&#8217;amour cucu qui hante encore notre quotidien et un &laquo;&nbsp;Tu sautes, je saute&nbsp;&raquo; qui est entré dans le langage courant, le réalisateur a livré cette semaine son nouveau phénomène.</p>
<p>Le principal attrait d&#8217; &laquo;&nbsp;Avatar&nbsp;&raquo; est sa réalisation, ses images léchées au pixel près et la beauté de l&#8217;image. Le second attrait est qu&#8217;il ne faut pas y aller seul, car voir votre accompagnant les lunettes rouge 3D ridicules sur le nez vous donne l&#8217;occasion d&#8217;<a href="http://twitter.com/thomaslecourbe/status/6833014049" target="_blank">un twitt-moquerie d&#8217;anthologie</a>.</p>
<p>Les critiques sont unanimes sur le résultat visuel, criant au génie (ce que le réalisateur est) mais déplore l&#8217;histoire inconsistante. Pourtant, de sujets sujets de société son peu subtilement traités. Comme Harry Potter est une transposition dans le monde magique du nazisme, avec des références appuyées, &laquo;&nbsp;Avatar&nbsp;&raquo; est avant tout un film écologiste, anti colonialisme/militarisme et anti capitaliste. Rien que ça ! 2h40 de film, c&#8217;est presque autant qu&#8217;une émission de Chabot avec Cohn-Bendit et Bayrou, en moins chiant.</p>
<p><strong>Un film écologiste, un avant goût de l&#8217;après pétrole<br />
</strong></p>
<p>Les humains ayant épuisé toutes les ressources de la Terre, ils sont obligés de s&#8217;attaquer aux richesses d&#8217;une nouvelle planète : Pandora. Pour cela, un programme militaire a été mis en place par le gouvernement américain pour puiser du sol de cette planète un métal précieux qui se vend à prix d&#8217;or. Nouveau pétrole extraterrestre, les humains ne reculeront devant rien pour s&#8217;emparer de cette richesse naturelle, quitte à bouleverser l&#8217;équilibre naturel de la planète. Allusion à peine appuyée sur la quête du pétrôle, les méchants n&#8217;ont pas de chapeaux comme JR Ewings, mais des casques militaires et des armes qui font du bruit.</p>
<p><strong>L&#8217;anti-colonialisme</strong></p>
<p>Dans ce programme de colonialisme, il faut forcément un héros. Fidèle à ses prénoms fétiches, le réalisateur l&#8217;a appelé Jack (&laquo;&nbsp;No Jack, Nooooooo, there&#8217;s a boat…&nbsp;&raquo;). Remplaçant au pied levé son frère jumeau décédé avant l&#8217;expédition, Jack se retrouve parachuté sur Pandora à devoir étudier le comportement de grands bonshommes bleus pour les chasser de leurs terres placées sur une réserve de cailloux précieux.</p>
<p>Ces schtroumpfs géants vivent dans un arbre entourés de bêtes très dangereuses mais Jack se révèle être un Schtroumpf très malin et il ne tarde pas à se faire adopter par la tribu. Amoureux d&#8217;une Schtroumpfette aussi jolie que Fiona de Schrek, il ne tardera pas à changer de camps et trouver les méchants humains colonialistes très vilains. L&#8217;étude des peuple devient alors une compréhension de ceux-ci, jusqu&#8217;à les aider à se battre contre les méchants humains qui veulent les exterminer et implanter leur puits à pierre précieuses. Une métaphore à peine appuyée sur les génocides d&#8217;indigènes.</p>
<p><strong>Les ennemis</strong></p>
<p><em>Les militaires</em></p>
<p>Jack a été un marine. Rendant des comptes à un musclor body-buildé borné, son mentor deviendra très vite son ennemi numéro un quand l&#8217;heure de l&#8217;attaque approchera. L&#8217;humanisme des peuples indigènes contre la froideur militaire des humains. Tout y est : le militaire borné qui est prêt à tout pour gagner ses guerres, le héros qui réfléchit et change de camps, jusqu&#8217;à la bataille finale qu&#8217;il gagnera.</p>
<p><em>Les capitalistes</em></p>
<p>Le programme &laquo;&nbsp;Avatar&nbsp;&raquo; est composé de trois corps importants : les scientifiques, les militaires et les capitalistes. La science n&#8217;est pas une fin mais un moyen. Les militaires font le sale boulot, les capitalistes font les comptes et encouragent les premiers. La tête dans les chiffres, le capitalisme est incarné par un personnage antipathique, parlant rentabilité, mais capable à la fin de culpabilité, après coup.</p>
<p><strong>Les amis</strong></p>
<p><em>La schtroupfette et son peuple tout bleu<br />
</em></p>
<p>Il en fait toujours une. &laquo;&nbsp;Titanic&nbsp;&raquo; traitait de la lutte des classes (avec le joli pauvre, et la riche paumée), celui ci l&#8217;aborde aussi. Bon, ce n&#8217;est pas le premier. Qu&#8217;une bombasse hollywoodienne tombe amoureuse d&#8217;une Schtroupfette rebelle et considérée comme indigène, c&#8217;est du harchi-vu. John et Pocahontas, Jack et Rose… Jusqu&#8217;à la transformation finale où le soldat bombasse devient définitivement un schtroumpf au grand front comme Fiona de Schrek*.</p>
<p><em>Les spirituels</em></p>
<p>Le peuple a un contact très fort avec les forces spirituelles. En contact direct avec les cieux à travers un arbre très joli qui fait de la lumière (comme un sapin de Noël, mais qui ne clignotte pas), ils tranchent avec le cartésianisme extrême des humains. Il y est question de spiritualité, mais assez peu de religion (je n&#8217;ai pas levé les yeux au ciel une seule fois…).</p>
<p>En conclusion, &laquo;&nbsp;Avatar&nbsp;&raquo; traite de sujets importants, mais reste un film très grand public. Sur un ton bien pensant, le film peut aussi être vu au premier degrés. Et alors il devient un film sans intérêt, tirade du bien contre le mal, avec un héros très beau et très gentil. Et alors effectivement, il ne faut pas y aller pour l&nbsp;&raquo;histoire, mais pour les jolies images, les jolies couleurs, et le twitt-moquerie grâce aux lunettes. Enfin, c&#8217;est toujours un plaisir de retrouver Sigourney Weaver au cinoche&#8230;</p>
<p><em>* Je ne peux que m&#8217;excuser pour ces références. Mais dites-vous que j&#8217;aurais pu faire pire&#8230;</em></p>
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		<title>Shoop boop, shoop boop&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Dec 2009 17:26:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Comédie musicale]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>

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		<description><![CDATA[1986 est une année explosive. La comète de Halley se montrait, le coeur de Tchernobyl faisait boum, le tunnel sous la Manche était annoncé et Jeanne Mas chantait "En rouge et noir". C'est la même année que Chantal Goya interprétait "Protégeons-les", sans savoir que j'écrirai ce billet un 1er décembre, journée mondiale contre le Sida.

Pourtant, l'événement de l'année était tout autre...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.twistorama.fr/wp-content/uploads/2009/12/vlcsnap-2009-12-02-15h06m15s111.png"><img class="alignleft size-medium wp-image-907" title="Little Shop of Horrors" src="http://www.twistorama.fr/wp-content/uploads/2009/12/vlcsnap-2009-12-02-15h06m15s111-300x172.png" alt="Little Shop of Horrors" width="300" height="172" /></a>1986 est une année explosive. La comète de Halley se montrait, le coeur de Tchernobyl faisait boum, le tunnel sous la Manche était annoncé et Jeanne Mas chantait &laquo;&nbsp;En rouge et noir&nbsp;&raquo;. C&#8217;est la même année que Chantal Goya interprétait &laquo;&nbsp;Protégeons-les&nbsp;&raquo;, sans savoir que j&#8217;écrirai ce billet un 2 décembre, lendemain de la journée mondiale contre le Sida.</p>
<p>Pourtant, l&#8217;événement de l&#8217;année était tout autre.</p>
<p>Chez un petit fleuriste de banlieue aux Etats-Unis, Seymour Krelborn est secrètement amoureux de sa collègue Audrey. Faute de clients, la boutique doit mettre la clé sous la porte. Seymour propose alors de mettre en vitrine une plante étrange qu&#8217;il a découvert le jour de l&#8217;éclipse solaire. Intrigués, les clients affluent. Seul hic, la plante est carnivore et se nourrit de sang humain&#8230;</p>
<p>Adaptée de la comédie musicale de Broadway par Frank Oz, &laquo;&nbsp;The little shop of horrors&nbsp;&raquo; est un film bureslesco-absurde. Sur un ton volontairement kitch, il traite pourtant de sujets de société majeurs tels que la pauvreté, le chômage, la maltraitance des femmes.<br />
Ne cherchez cependant pas très loin l&#8217;analyse sociologique. Si le film se veut être un reflet des années 60, c&#8217;est surtout un film décalé, kitch, aux effets spéciaux en carton. Plus proche de la farce que du film d&#8217;auteur, le film est avant tout un bonbon acidulé très bien réalisé et léger.</p>
<p>Les acteurs, caricaturaux et chantants, jouent à fond la carte du décalé. Ellen Greene (Audrey) est parfaite en bimbo malheureuse choucroutée. Loana avant l&#8217;heure, elle cache sa tristesse sous des pots de fards à joue, tout en rêvant d&#8217;une vie simple avec un garçon qui saura prendre soin d&#8217;elle. De son côté, <span>Rick Moranis</span> (<span> le papa bigleux de &laquo;&nbsp;Chérie, j&#8217;ai rétrécit les gosses&nbsp;&raquo;), incarne à la perfection Seymour, garçon paumé qui connait la gloire du jour en lendemain et dont le meilleur ami végétal est sa source de notoriété.</span></p>
<p><span><br />
</span></p>
<p style="text-align: center;">Suddenly, Seymour<br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/4jTw0vzG5lQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/4jTw0vzG5lQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>La plante est en carton, carnivore mais a un groove d&#8217;enfer. Au delà de son petit soucis de carnivorisme et de volonté de conquête du monde et de l&#8217;anéantissement des humains, l&#8217;ami venu d&#8217;ailleurs est un bon chanteur et je rêve de partager un rock avec lui !
</p>
<p style="text-align: center;">Feed me<br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/0lt_RoZob3c&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/0lt_RoZob3c&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Nominé aux Oscars pour les meilleurs effets spéciaux (sic) et pour la meilleure chanson de l&#8217;année en 87, le film n&#8217;en remportera aucun des deux. Pourtant, vingt deux ans plus tard, il mérite l&#8217;Oscar du meilleur fou rire de l&#8217;année et inspirera à jamais des &laquo;&nbsp;shoop boop, shoop boop&#8230; shoop boop, shoop boop&#8230;&nbsp;&raquo; à placer aux moments appropriés.
</p>
<p style="text-align: center;">La chanson nominée aux Oscars :<br />
&laquo;&nbsp;Mean Green Mother from Outer Space&nbsp;&raquo;<br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/6QmD0UBFoeo&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/6QmD0UBFoeo&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;color1=0x3a3a3a&amp;color2=0x999999" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object>
</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: left;">Ce film m&#8217;a été conseillé par un héros fan de musicals un jour de mauvaise humeur. A mon tour de vous le conseiller un soir de déprime, de mauvaise humeur ou de chonchitude.</p>
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		<title>Lara Fabian au Zénith : incroyable mais&#8230; ennuyeux</title>
		<link>http://www.twistorama.fr/musique/lara-fabian-au-zenith-incroyable-mais-ennuyeux/</link>
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		<pubDate>Tue, 13 Oct 2009 20:40:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Lara Fabian]]></category>

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		<description><![CDATA[En fin de semaine dernière, Lara Fabian était de passage au Zénith de Paris pour présenter son nouveau spectacle "Toutes les femmes en moi font leur show", qu'elle emmène sur les routes de France jusque mars 2010. L'occasion pour « ses anges » de retrouver leur idole après quatre ans d'absence. Ce spectacle permet à Lara Fabian de rendre hommage aux femmes qui ont marqué son existence. L'album "Toutes les femmes en moi", sorti en mai, a été relativement mal accueilli par la critique, ce qui ne l'a pas empêché de devenir disque d'or. Qu'en est-il de son spectacle ?

Critique publiée initialement sur Ozap]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Critique <a href="http://www.ozap.com/actu/lara-fabian-zenith-chanteuse-incroyable-spectacle-ennuyeux/305242" target="_blank">publiée initialement sur Ozap</a></p>
<p>En fin de semaine dernière, Lara Fabian était de passage au Zénith de Paris pour présenter son nouveau spectacle &laquo;&nbsp;Toutes les femmes en moi font leur show&nbsp;&raquo;, qu&#8217;elle emmène sur les routes de France jusque mars 2010. L&#8217;occasion pour « ses anges » de retrouver leur idole après quatre ans d&#8217;absence. Ce spectacle permet à Lara Fabian de rendre hommage aux femmes qui ont marqué son existence. L&#8217;album &laquo;&nbsp;Toutes les femmes en moi&nbsp;&raquo;, sorti en mai, a été relativement mal accueilli par la critique, ce qui ne l&#8217;a pas empêché de devenir disque d&#8217;or. Qu&#8217;en est-il de son spectacle ?</p>
<p><strong>Lara Fabian, au top de sa voix</strong><br />
Elle l&#8217;avoue elle-même, les critiques qu&#8217;elle a subies au début des années 2000 ont modifié sa façon de chanter. Lara Fabian assume de nouveau sa voix et ne se retient plus. Au top de ses possibilités vocales, elle n&#8217;hésite plus à s&#8217;en servir à diverses reprises, à travers des chansons puissantes comme &laquo;&nbsp;Alleluia&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Humana&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Wind Beneath my Wings&nbsp;&raquo; (reprise de Bette Midler) et un &laquo;&nbsp;Adagio&nbsp;&raquo; final.</p>
<p>Il faut aussi dire que Lara Fabian n&#8217;est pas seule dans ce spectacle. Elle a invité, à travers un système holographique utilisé pour la première fois, certaines femmes dont elle reprend les chansons. Si Nana Mouskouri, Maurane, Françoise Hardy, Catherine Lara et Véronique Sanson ont enregistré des séquences spécialement pour l&#8217;occasion, d&#8217;autres sont présentes à travers des photos (Céline Dion) ou des vidéos de l&#8217;époque (Dalida et Edith Piaf).</p>
<p>L&#8217;expérience est intéressante car inédite. Mais le procédé, pas totalement au point, rend le rendu plat au mieux, flou au pire. A noter tout de même un moment technologiquement intrigant où Lara Fabian chante derrière le piano de Véronique Sanson.</p>
<p><strong>Un rythme qui ne décolle que rarement</strong><br />
L&#8217;ambiance est malheureusement cohérente avec l&#8217;album &laquo;&nbsp;Toutes les femmes en moi&nbsp;&raquo;. Si on pouvait s&#8217;y attendre, l&#8217;ordre des chansons est plus étonnant. L&#8217;ouverture se fait sur &laquo;&nbsp;Mamie Blue&nbsp;&raquo;, choix surprenant pour une entrée. Puis, elle enchaîne sur &laquo;&nbsp;Soleil soleil&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Gottingen&nbsp;&raquo;, avec les arrangements qu&#8217;on connaît. Le ton est donné. L&#8217;espoir renaît aux premières notes de &laquo;&nbsp;Babacar&nbsp;&raquo; de France Gall, mais sa version, traînante et moins percutante que l&#8217;original, laisse sur sa faim.</p>
<p>Heureusement, Lara Fabian offre après une heure de spectacle un aparté en interprétant un long medley de ses chansons. Elle enchaîne ses tubes &laquo;&nbsp;Pas sans toi&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Tout&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Je t&#8217;aime&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;J&#8217;y crois encore&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Immortelle&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Humana&nbsp;&raquo;, mais aborde aussi des chansons moins connues mais plus énergiques, telles que &laquo;&nbsp;Silence&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;S&#8217;en aller&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Alleluia&nbsp;&raquo;. Un moment de détente où l&#8217;ambiance est (enfin) survoltée. Parfaitement à l&#8217;aise et plus spontanée, Lara Fabian joue avec la salle et lui fait reprendre ses refrains.</p>
<p>Le spectacle compte aussi quelques moments drôles. Pour ceux qui l&#8217;ont découvert sur Internet, le moment le plus attendu était le medley de génériques de dessins animés. Il arrive cependant après une heure trente de spectacle, entre deux séries de chansons lentes. Heureusement, il ne s&#8217;agit pas du seul moment comique du concert. Les hologrammes de Lara Fabian et Maurane offrent un sketch sur les accents avant d&#8217;interpréter en duo &#8211; avec la vraie Lara cette fois &#8211; &laquo;&nbsp;Ca casse&nbsp;&raquo;, la meilleure reprise du dernier album.</p>
<p><strong>Une mise en scène (vraiment) ratée</strong><br />
Mais ce qui plombe vraiment le spectacle, outre les problèmes de rythme, c&#8217;est la mise en scène. Lara Fabian est en quelque sorte une anti-Britney. Pour les concerts de Britney Spears, enlevez les lumières, les danseurs, les vidéos, les effets&#8230; il vous reste une Britney qui ne chante pas et danse approximativement. Lara Fabian, c&#8217;est exactement le contraire. Si la voix est là, la mise en scène gâche le plaisir d&#8217;un concert qui pourrait être grandiose en piano-voix.</p>
<p>La lumière est sombre tout au long du concert, sur des tons violet ou bleu foncé. Très souvent, elle se retrouve dans les ombres de la scène et tout est éclairé sauf elle. La lumière devient blanche à la fin du concert, à partir de &laquo;&nbsp;Toutes les femmes en moi&nbsp;&raquo;&#8230; troisième chanson en partant de la fin.</p>
<p>Une lumière certainement censée mettre en valeur les deux costumes de Lara Fabian mais le résultat est&#8230; particulier. Si la combinaison orange de la première partie peut paraître être un choix audacieux, même si esthétiquement contestable, la robe de la seconde partie du spectacle est une faute de goût pure et simple. La robe courte et blanche, style années 70 est plastifiée sur le bas et sur les manches, ce qui fait refléter la lumière. Le costumier a dû oublier que les manches étaient près d&#8217;un micro. Si le visage est peu éclairé, les reflets dans les manches scintillent de mille feux… Malheureusement (pour les prochains spectateurs), ce second costume ne pourra pas être changé. En effet, certaines séquences avec ses invitées virtuelles ont été tournées dans ce costume.</p>
<p>Finalement, si le concert est à plusieurs niveaux décevant, les spectateurs pourront se consoler avec l&#8217;album &laquo;&nbsp;Every Woman in Me&nbsp;&raquo;, vendu au merchandising. Composé de onze reprises anglophones, dont deux ont été interprétée au Zénith, l&#8217;album n&#8217;a rien à voir avec sa version française. Piano-voix, il illustre ce que fait de mieux Lara Fabian : la simplicité et sa voix incroyable.</p>
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