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Do-re-mi-fa-so-la-ti

25 décembre 2009 227 Lectures Commentez !

« The hills are alive, with the sound of music ». La mélodie du bonheur ne réveille pourtant pas seulement les collines mais aussi les âmes d’enfant. Des collines au coeur de Paris, une nonne gentille qu’on voudrait tous comme nounou, un accompagnateur inattendu : les secrets d’une soirée magique et légère.

Plus habituée à « la Flute Enchantée » ou à « Norma », c’est pourtant une Julie Andrews-like qui sautille sur la scène du Théâtre du Châtelet tous les soirs. Châtelet accueille depuis quelques semaines ce qui restera comme un événement majeur de la rentrée musicale et culturelle à Paris. Bon ok, j’en fais peut-être trop, mais ça restera un événement majeur de mon année.

Pour les incultes qui n’ont jamais été enfants, « La Mélodie du Bonheur » (The Sound of Music) est une comédie musicale de 1959 adaptée en film en 65 avec Julie Andrews (« My Fair Lady » et surtout… « Mary Poppins » !)

La comédie musicale raconte l’histoire vraie de Maria Augusta Von Trapp, une nonne un peu dissipée mais sympa qui se fait virer du couvent… à cause de sa manie de chanter tout le temps. Tant de joie de vivre en une seule femme est charmant mais peu convenable pour les soeurs. Elle se retrouve alors transformée en « nounou d’enfer » dans une famille légèrement guindée aux enfants peu heureux. Leur père, autrichien et fier de l’être ne craint rien plus que l’invasion allemande imminente et le manque de rigueur de ses enfants.
Forcément, quand Maria arrive avec sa guitare et ses chansons, elle conquit les enfants et le père en même temps. Toute la bande dansante et sautillante forme désormais une jolie famille prête à résister contre l’invasion allemande…

Le spectacle est incroyable, les décors somptueux (même si la maison a une moquette en pelouse) et les chanteurs époustouflants. Sylvia Schwartz, l’interprète de Maria, réussit l’exploit de faire oublier qu’elle n’est pas Julie Andrews. Les enfants sont impressionnants de justesse et la mise en scène nous ferait presque croire que résister au nazisme était sautillant. J’avoue quand même que quand des gardes nazis se sont posés dans les allées dans tout le théâtre, j’ai un peu moins sautillé et légèrement serré les fesses. Un décor de théâtre allemand des années 30, des gardiens partout qui ne font rien d’autre que garder une allée. Juste assez sobre pour être réaliste.

Si vous n’y êtes pas encore allé, je vous conseille de prendre vos places immédiatement. S’il n’y en a plus, ne vous reste plus qu’à mourir idiot : on ne peut plus rien pour vous.

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